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Dès 1911, les milieux syndicaux des boulangers voulant la modernisation de leur artisanat, sollicitèrent de la Province de Brabant la création d’une école professionnelle de boulangerie-Pâtisserie comportant un laboratoire d’analyse.

L’idée, relayée notamment dès 1912 par le député permanent Marius RENARD, eut cependant bien du mal à s’imposer. Car, d’une part, il fallait débloquer d’importants crédits (40.000 F or de 1912) et, d’autre part, vaincre l’inertie des incrédules dont certains estimaient que "la boulangerie n’est pas une science et que pour faire du bon pain, il ne faut pas être très instruit".

C’est ainsi qu’en 1929 seulement s’ouvrit une petite école du soir où l’on dispensait, en deux années d’études, des compléments de formation à des apprentis boulangers déjà dans le métier. Quelques années plus tard, on y adjoignit avec succès des cours spécialisés en chocolaterie et en confiserie.

La seconde guerre mondiale déclencha indirectement la première crise de croissance de la modeste école. On y créa une troisième année d’étude dans le seul but initialement, de permettre à un certain nombre d’élèves de rester inscrits sur les rôles de l’école et d’échapper ainsi, par une année supplémentaire, au travail obligatoire en Allemagne.

Au lendemain de la libération et dès la fin des hostilités, l’accroissement important de la population scolaire (nombre d’élèves étaient attirés par le fait que l’école leur redistribuait les produits qu’ils y fabriquaient) détermina la Province de Brabant à créer, en septembre 1945, une école de plein exercice (cours de jour) parallèlement aux cours de promotion sociale (cours du soir).

En 1948, l’école de boulangerie – pâtisserie – chocolaterie - confiserie s’associa avec un institut des industries de fermentation pour former l’embryon du CERIA (Centre d’Enseignement et de Recherche des Industries Alimentaires et Chimiques) conçu par le député permanent Emile GRYZON sur le principe de la concentration verticale : concevoir, produire, fabriquer, transformer et vendre.

L’ambition de ce programme amènera très vite le CERIA (installé en 1951 sur son implantation actuelle) à étendre ses activités à des domaines connexes aux industries alimentaires, comme la biochimie et la droguerie.

Parallèlement, l’école de Boulangerie s’adjoignit en 1951, une section de boucherie-charcuterie et une section d’hôtellerie - restauration et devint l’Ecole Provinciale des Artisanats de l’Alimentation. Des cours s’y dispensèrent bientôt sous la double forme d’un enseignement professionnel et d’un enseignement technique secondaire.

En 1957 fut créée une année de spécialisation en Tourisme, dans l’enseignement technique secondaire supérieur qui préluda, l’année suivante, à l’organisation d’un graduat en Tourisme comprenant deux années, dans l’enseignement supérieur du premier degré cette fois.

Cette orientation nouvelle se justifiait par le développement du tourisme à cette époque et par l’accroissement subséquent de la demande en personnel spécialisé dans ce secteur. L’organisation de l’exposition universelle de BRUXELLES en 1958 avait mis en lumière l’importance du tourisme dans l’économie belge ainsi que les lacunes dans l’enseignement des matières qui préparaient à l’exercice de la profession.

Une nouvelle dénomination s’imposa alors et l’Ecole Provinciale des Artisanats de l’Alimentation devint l’EPIAT (Ecole Provinciale des Industries Alimentaires et du Tourisme).

De même, la création en 1962, d’un graduat en Hôtellerie ne peut être dissocié de l’essor hôtelier des années 60 et plus particulièrement du développement des chaînes d’hôtels ainsi que de l’apparition de nouvelles formes d’entreprises en restauration.

Peu de temps après, une vague d’intérêt croissant pour le vaste domaine des relations publiques, encore peu exploité en Europe, suscita en 1964 l’ouverture d’une section Accueil (devenue depuis "relations publiques") dont le succès ne fait que croître depuis lors.

Le souci d’adapter les études aux exigences de la profession et aux lois du marché déterminèrent d’autres modifications du profil de l’IPIAT (L’"école" devint l’"institut" en 1964) au cours des décennies 60 et 80. Citons entre autres, pour l’enseignement supérieur, la création en 1973 d’une troisième année de spécialisation en gestion hôtelière et, en 1987, d’une troisième Gestion Touristique, et pour l’enseignement secondaire, la création en 1985 d’une section Accueil-Tourisme, en 2005, d’une 7ème professionnelle « Traiteur-Organisateur de banquets », spécifiques aux besoins du métier et en 2007, d’une 7ème professionnelle « Techniques spéciales de Restauration », exploitant les techniques et tendances nouvelles.

L’évolution de la législation en matière d’enseignement provoqua le transfert vers l’IPIAT d’un graduat en Diététique et d’un graduat en Architecture des Jardins et Paysage en 1987, sections relevant jusqu’alors d’autres institutions provinciales.

Depuis le 1er janvier 1995, le CERIA-IPIAT relève des compétences de la Région de Bruxelles-Capitale et de la Commission Communautaire Française.

Le nouveau Pouvoir Organisateur dut adapter les structures des institutions en fonctions des mesures de rationalisation décidées au niveau du Ministère de l’Education de la Communauté Française : c’est ainsi qu’en septembre 1995, le Décret sur les Hautes Ecoles rendit indispensable la scission du niveau secondaire et du niveau supérieur. Dès lors, l’Institut changea une nouvelle fois de dénomination : l’Institut Emile GRYZON et l’Institut Arthur HAULOT étaient nés.

La réputation de l’Institut a depuis longtemps dépassé nos frontières : il eut le privilège, ces 20 dernières années, d’accueillir des élèves et étudiants de 70 nationalités différentes et d’essaimer ses diplômés dans tous les pays du monde.

L’Institut est membre d’E.H.E. et de l’ADEHF, de même que d’EURO-TOQUES.

En lien constant avec l’évolution des secteurs et empreint d’une dynamique innovante, l’Institut Emile GRYZON s’est vu attribué le label « Centre de Technologie Avancée » (CAT), prévu dans le contrat pour l’école depuis juin 2008, et bénéficie ainsi d’équipements de pointe mis à disposition par la Communauté française dans le cadre de la revalorisation de l’enseignement qualifiant.